Chauzon

Les infos clés

Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Code postal 07120

Gentilé Chauzonnais
Habitants 415 (2019)
Densité 39 hab./km2

Altitude minimum 100 m
Altitude maximum 326 m
Superficie 10,68 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Chauzon est située dans le bas-Vivarais, dans le canton de Largentière, sur les bords de l’Ardèche. Placé à quatre kilomètres en amont de Ruoms, le village est bâti sur un coteau rocheux de la rive droite de l’Ardèche. Pour y accéder on emprunte notamment un pont remarquable construit en pierre du pays, d’où on peut admirer une des merveilles naturelles de l’Ardèche : le Cirque de Gens.

Chauzon est une commune rurale au sens de la grille communale de densité de l’Insee. Elle appartient à l’unité urbaine de Ruoms, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes et 5 000 habitants, dont elle est une commune de la banlieue. La commune est en outre hors attraction des villes.

Histoire

L’Ardèche et la préhistoire vont de pair. Les chefs d’œuvre d’art rupestre de la grotte Chauvet âgés de 40 000 ans ne se trouvent qu’à une vingtaine de kilomètres de Chauzon. En outre, l’Ardèche est un département très riche en dolmens avec pas moins de 400 sites répertoriés sur tout son territoire. À Chauzon le service archéologique du département de l’Ardèche a examiné au début des années 1980 quelques lieux préhistoriques (notamment à Beaussement, aux Traverses et aux Reu-Tord). Des éléments de dépouilles humaines et animales, des fragments de parures, de poteries pour usage ménager et des outils en pierre taillée ont été découverts. Ces indices s’avèrent dater entre 2600 et 1800 ans avant Jésus Christ, pendant la civilisation de Ferrières. Ils prouvent que les alentours du village actuel servaient de lieu de sépulture.

Au début de notre ère, la partie méridionale de l’Ardèche était occupée par les Helvètes, une tribu celtique, avec Alba Helviorum comme lieu principal. C’est probablement en ce temps-là qu’est née l’appellation Chaudonnes (ou Chauzonnes), provenant des racines celtes chau et onne qui signifient « l’eau sortant des rochers ». Si on a longtemps cru que le village de Chauzon n’existait pas encore à l’époque gallo-romaine, des archéologues trouvèrent en 1986, à côté du cimetière actuel, quelques murs, des sols et de belles tuiles enfouis sous la terre qui faisaient partie d’une ancienne villa romaine. Cela indiquerait qu’autour de cette villa des hommes et des femmes se seraient établis, faisant usage de la rivière et de la plaine fertile du Boudenas. Cet emplacement est assez logique. Il se trouve en effet entre deux voies romaines, l’une passant à Pradons et reliant Alba à Vallon (il existe toujours à l’entrée de Pradons une ancienne borne romaine), l’autre passant à Uzer sur la route entre Aubenas et Alès. Le positionnement entre la rivière et le plateau des Gras procurait probablement un certain sentiment de sécurité.

Le village médiéval s’étendait probablement de l’église jusqu’en haut du quartier des Aires, mais l’absence de vestiges et de restes des constructions médiévales ne permet pas d’en attester. Aux alentours de 1096, trois chevaliers locaux participent à la première croisade : Pons de Balazuc, Raymond de Vogüé et Guy de Charbonnel. Ce dernier, né à Chauzon, montra ainsi que la famille régnait sur la région, non seulement du point de vue politique mais aussi en matière religieuse. Plus tard, la famille De Charbonnel allait également régner sur Vinezac. Depuis quelques siècles elle gouvernait déjà Balazuc.

Au XVème siècle, peut-être même vers la fin du XIVème siècle, la famille De Charbonnel a fait construire un château où elle aimait pratiquer la chasse
et la pêche. La construction de ce château attira bon nombre de Chauzonnaises et Chauzonnais qui, par mesure de protection, s’installèrent contre ou autour du château. En général, dans le sud du Vivarais, les guerres de religion étaient longues et violentes. Toutefois, formant une alliance stable avec Vinezac et Balazuc, de par sa situation d’enclave et protégé par les falaises et les cours d’eau, Chauzon ne fut pas touché. En revanche Ruoms et Uzer ont souffert du conflit. François de Charbonnel, seigneur de Chauzon, était un des chefs du parti catholique présents pour signer un traité de paix, le Traité de La Borie (1576). Il fut conclu au château de La Borie situé à Pradons. Il est visible de loin lorsqu’on descend le Chemin des Digues. Malheureusement ce traité n’a pas longtemps été respecté.

Famines et révoltes se succèdent, notamment sous Louis XIV la révolte de Roure (insurrection populaire contre les impôts, 1670) et, quelques années plus tard, la révolte des camisards (1702), réaction contre la révocation en 1685 du Traité de Nantes. Mais tout semble s’orienter vers une Révolution. En 1773, Chauzon n’est plus rattaché à Balazuc et dispose de son propre consul. Le 26 mars 1789, Joseph Marcel, consul de Chauzon, prend part en tant que membre du Tiers Etat aux Etats Généraux de Villeneuve-de-Berg. En 1790, Chauzon devient une commune à part entière. Elle compte alors 397 habitants.

Après les guerres napoléoniennes, et malgré les famines qui sévissent dans les années 1840, Chauzon montre une énorme poussée démographique : en 50 ans le village passe de 397 à 608 habitants. Pendant les années 1880 Chauzon voit bien des constructions sur son territoire. On bâtit le pont entre Pradons et Chauzon, la route entre le pont et le centre du village est aménagée, la nouvelle église, la mairie et les écoles laïques sont construites. Le nombre d’habitants diminue vers la fin du XIXème siècle pour revenir aux alentours de 400 avant la Première Guerre Mondiale.

Jusque dans les années 50, l’activité agricole et d’élevage (ovins, bovins, volailles, chevaux, porcins, blé, avoine, orge) permettait une certaine autarcie aux familles du village. En outre dans les années 40 on comptait une vingtaine d’éleveurs de vers à soie, ce qui constituait une ressource économique non négligeable pour Chauzon. A présent Chauzon ne compte plus que quelques agriculteurs mais l’activité touristique devient de plus en plus importante.

Patrimoine

Chauzon est un petit village bâti en pierre. Ses maisons de pierres calcaires, provenant des carrières locales, sont blotties les unes contre les autres, ne laissant entre elles que de petites ruelles étroites, rendant sa traversée difficile. Les nombreux mûriers sont le vestige d’une sériciculture dont la postérité a permis d’édifier de vastes habitations qui comprenaient une magnanerie : une pièce réservée au seul élevage des vers à soie. Les traces d’un habitat ancien, dolmens témoignant d’un passé préhistorique, ont été découvertes à Chauzon et dans ses environs.

Le village domine des plaines alluviales plantées de vignes. En aval du village, la rivière a creusé de profonds méandres dans la roche calcaire, dessinant notamment le Cirque de Gens, réputé pour ses voies d’escalade. De chaque côté du village, de nombreux sentiers permettent de longer les falaises avec des points de vue sur la vallée de l’Ardèche. En amont, il est possible de rejoindre le hameau coopératif du Le vieil Audon et Balazuc ; en aval les défilés de Ruoms. On peut aussi cheminer à travers la garrigue du plateau des Gras par la sortie nord du village. Par cette route, l’itinéraire mène au belvédère de Beaussement, avec ses falaises surplombant l’Ardèche de près de 200 mètres.

Les numéros utiles

Mairie
04 75 93 97 65

Bibliothèque Municipale
04 75 93 97 65

Communauté de communes des Gorges de l’Ardèche (Vallon-Pont-d’Arc)
04 75 37 61 13

Préfecture (Privas)
04 75 66 50 00

Conseil Général de l’Ardèche (Privas)
04 75 66 77 07

Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)
04 26 73 40 00

Agence Développement Touristique de l’Ardèche (Privas)
04 75 64 04 66

Office de Tourisme Gorges de l’Ardèche – Pont d’Arc
Bureau de Ruom
04 28 91 24 10