Aix-Villemaur-Pâlis

Les infos clés

Région Grand Est
Département Aube
Code postal 10160

Gentilé Aixois
Habitants 3 546 (2019)
Densité 47 hab./km2

Altitude minimum 120 m
Altitude maximum 269 m
Superficie 75,3 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Aix-Villemaur-Pâlis est une commune nouvelle née le 1er janvier 2016 de la fusion de trois communes : Aix-en-Othe, Palis et Villemaur-sur-Vanne. Aix-Villemaur-Pâlis est située à environ 30 km au sud-ouest de Troyes et 40 km à l’est de Sens.

Aix-en-Othe est considérée comme la capitale du Pays d’Othe. L’ancienne commune tire son nom des sources qui s’y trouvent et de la forêt qui autrefois s’étendait sur son territoire. Elle est bâtie dans le vallon de la Nosle, petite rivière qui traverse le bourg et va se jeter dans la Vanne. Aix-en-Othe compte de nombreux hameaux. Pâlis, au nord, est situé sur le principal axe routier, la RD374 qui relie Nogent-sur-Seine au hameau de Charrey. Villemaur-sur-Vanne, comme son nom l’indique, est traversée par la Vanne, affluent en rive droite de l’Yonne et donc sous-affluent de la Seine.

Aix-Villemaur-Pâlis est une commune rurale au sens de la grille communale de densité de l’Insee. Elle appartient à l’unité urbaine d’Aix-Villemaur-Pâlis, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes et 3 900 habitants, dont elle est ville-centre. Par ailleurs, la commune fait partie de l’aire d’attraction de Troyes (209 communes), dont elle est une commune de la couronne.

Histoire

Le nom d’Aix-en-Othe est attesté sous sa forme latine Aquensis fundus, Praedium aquense en 861, Aquis en 1177. Aix-en-Othe est attesté sous sa forme actuelle dès l’année 1577. Le village était une seigneurie de l’évêché de Troyes depuis longue date, la première mention remontant à 862. Au XIIe siècle il devient propriété propre de l’évêque, qui y a droit de haute et basse justice à la suite des Villemaur. L’histoire du village se confond avec celle du château des évêques car en premier le village était fortifié. Les Anglo-navarrais de Robert Knolles y étaient en 1358 avant de l’évacuer le 12 janvier 1359 en laissant le village ruiné, chassés par l’évêque Henri de Poitiers qui ensuite en commença la réfection. Puis Jean Braque concentra ses efforts sur la partie qu’il habitait et en fit Le Fort. Les habitants demandèrent alors à fortifier la basse-cour pour en faire leur lieu de refuge contre redevance.

L’évêque possède un four banal et un moulin sur la Nosle. Les évêques séjournent régulièrement au village. Le château est pris par des troupes anglaises ou des soldats en rupture de ban en 1358, 1368, et brûlé en 1433. Les habitants devaient à tour de rôle assurer la garde du château au XVe siècle et c’est là que l’évêque Antoine Caraccioli trouvait refuge en 1561, il fuyait la fureur des Troyens et ne trouvait plus sont refuge de Saint-Lyé assez sûr. En 1761, Claude-Mathias-Joseph de Barral, montait sur le trône épiscopal et obtenait l’autorisation de raser l’édifice pour cause de vétusté.

En 1349, le marché du jeudi est attesté par lettres patentes, le roi Louis XII créa en 1510 deux foires annuelles : le 18 juin et le 1er décembre. Tombées en désuétude, le marché fut restauré en 1781 avec des foires les 3 janvier, 18 juin, 3 septembre et 22 novembre. Sur le territoire existe en 1371 au moins, une industrie liée au fer, avec des mines, des bois et des forges. Il y avait aussi des moulins : à blé (celui du seigneur), à foulon, et un à papier en 1790. Il y avait une industrie de tissage qui l’An XI (vers 1803) employait 200 personnes et 40 mécaniques. Huit tisserands exerçaient au village. En 1789, le village était le siège d’un bailliage seigneurial. Il dépendait de l’intendance et de la généralité de Châlons, de l’élection de Troyes et du bailliage de Sens.

Villemaur-sur-Vanne est une petite commune bâtie sur un ancien cimetière. Son précédent nom datant du XVIIe siècle s’écrivait VilleMort. Au Moyen Âge, une fosse commune était située à l’entrée du village afin de dissuader les fourbes d’y pénétrer. Durant tout le XIIe siècle, le village est le siège d’une seigneurie qui dispose d’un certain relief. Il est situé sur la voie romaine de Sens à Troyes. Un chemin conduit directement à Joigny, comté qui intègre la vassalité du comté de Troyes dès l’année 1100. Ce chemin passe par Coulours où les Templiers (un ordre champenois) installent leur première commanderie, et par Rigny-le-Ferron, où les vicomtes de Joigny installent le siège de leur vaste seigneurie.

La famille de Villemaur possède la seigneurie durant tout le XIIe siècle. Son autorité est néanmoins cantonnée par d’autres seigneurs des environs : les Trainel à Pouy et Villeneuve-l’Archevêque; les de Mauny à Bagneaux, vassaux des Trainel; les vicomtes de Joigny à Rigny-le-Ferron ; l’évêque de Troyes à Aix-en-Othe; le sire de Marigny (cadet de la famille de Trainel) au Nord. La seigneurie sous la suzeraineté du comté de Troyes qui se fond dans le comté de Champagne à partir des années 1160. Les seigneurs disposent d’un château à Villemaur. Deux familles de chevaliers sont vouées à sa garde : les le Louche et les le Chasseur. Une collégiale dotée de chanoines démontre la volonté de prestige de la famille. À la fin du XIIe siècle, le lignage disparaît à la quatrième génération.

La seigneurie entre dans le domaine comtal champenois vers 1195. Le comte choisit d’ériger Villemaur au rang de châtellenie. On lui rattache ainsi des fiefs dont les titulaires n’ont plus à se rendre à Troyes pour accomplir leur devoir féodal. De cette petite châtellenie dépendra la seigneurie de Marigny (propriété d’une branche de la famille de Trainel). Le fief de la Mothe, à la sortie Nord de Rigny-le-Ferron. Un prévôt comtal succède au prévôt seigneurial. À la fin du XIIIe siècle le comté de Champagne passe à la Couronne de France par le mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe IV le Bel. En 1316, leur fils aîné le Roi Louis X le Hutin décède, rapidement suivi dans la tombe par son fils posthume Jean Ier.

Aux XVe-XVIe siècles, Villemaur forme avec Isle, Chaource, Maraye, Payns, un groupe de châtellenies constituant un groupe féodal aux mains des ducs de Bourgogne, notamment la duchesse Marguerite, puis leurs descendants comtes ou ducs de Nevers (voir l’origine de ce fief aux articles Chaource et Isles). Villemaure accueillait plusieurs administrations royales, dont un grenier à sel et un siège particulier d’élection. Aux XVIIe–XVIIIe siècles, Villemaur forme avec Saint-Liébault le duché de Villemaur pour le chancelier Séguier, puis le duché d’Estissac pour les descendants du chancelier membres de la famille de La Rochefoucauld-d’Estissac. Cette dernière famille a conservé des documents sur Villemaure depuis le XVIe siècle.

L’homme occupe déjà le territoire de Pâlis au Néolithique. Un grand nombre de haches, couteaux, pointes de flèches a été recueilli au sud du village. Des sépultures d’époque protohistorique ont également été retrouvées. Pâlis était connu dès 1164 car sa paroisse relevait du doyenné de Villemaur. La seigneurie appartient à la fin de la guerre de Cents Ans à la famille Le Muet, puis à la famille Boucher. Ces familles sont liées à Sens et à Troyes. Marguerite Le Muet est représentée avec ses parents sur un célèbre vitrail de l’église de La Madeleine à Troyes. Pâlis eut à subir plusieurs incendies, en 1576 par des reitres, en 1729 une douzaine de maisons brûlèrent. En 1789, le village relevait de l’intendance et de la généralité de Châlons de l’élection de Troyes, du bailliage royal de Troyes et de celui seigneurial de Villemaur. Au XIXe siècle, selon les coutumes du folklore champenois, les habitants de Pâlis se rassemblent dans les grottes aux alentours du village pour y entendre contes et légendes d’autrefois.

L’arrêté préfectoral du 15 décembre 2015 acte le regroupement des trois communes d’Aix-en-Othe, de Palis et de Villemaur-sur-Vanne, créant la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis. Son chef-lieu est fixé au chef-lieu de l’ancienne commune d’Aix-en-Othe.

Patrimoine

L’Église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Aix-en-Othe dépendait de la paroisse du doyenné de Villemaur à la collation de l’évêque. Elle passe au XVIIIe siècle à l’archiprêtré de Troyes. Le sanctuaire et faux transept ont été édifiés de 1580 à 1620. La nef et la tour de 1678 à 1680. Plan classique en forme de croix latine avec un chœur majestueux et une nef à quatre travées. L’ensemble de l’église est construit en appareil moyen de pierre calcaire sur un soubassement en pierre dure. Le transept et le chœur portent une décoration peinte en 1870 par Andreazzi. La chapelle sud du transept est celle du rosaire. le retable de cette chapelle porte une toile du peintre troyen Jacques de Létin. Datée de 1659, on y voit la Vierge qui présente le rosaire à saint Dominique. L’édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1980.

La chapelle Saint-Avit d’Aix-en-Othe est ce qui reste de la première église d’Aix-en-Othe. Celle-ci construite sans doute à la fin du XIIe a été remaniée au XVIe, puis peu à peu abandonnée, après la construction de l’église Notre-Dame. En 1829, elle menace ruine. Le conseil municipal décide alors de réduire l’église et de l’ériger en chapelle. Des travaux sont entrepris en ce sens. Le chœur est démoli et le mur oriental est dressé. En 1846, l’entrée de l’église est à son tour démolie et reconstruite à neuf avec plus d’élévation. Le clocher est remplacé par un simple campanile. Les années passant la chapelle se détériore à un tel point qu’en 1972, le conseil municipal décide sa démolition. C’est compter sans les efforts et le générosité d’associations de sauvegarde et de nombreux Aixois. Aujourd’hui, cette église n’est plus qu’une chapelle dans le cimetière, mais sa silhouette harmonieuse est chère au cœur des habitants et indissociable du paysage aixois. À l’intérieur, Saint-Avit a gardé de son faste de jadis, des poutres engoulées, assez rares dans le département.

Villemaur-sur-Vanne compte trois édifices protégés comme monuments historiques. La Collégiale de l’Assomption-de-la-Vierge est un église remarquable avec un jubé en bois sculpté exceptionnel daté de 1521 et attribué aux frères Thomas et Jacques Guyon. L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1972. La Pierre aux dix doigts (classée au titre des monuments historiques) et la Pierre des Ecomines sont deux polissoirs datés du Néolithique. Un troisième polissoir signalé au XIXe siècle a depuis disparu. Le pont du XVIIe siècle sur la Vanne est le troisième monument classé.

L’église de Pâlis est un édifice du XIXe siècle qui a remplacé l’église en ruine en 1648. Devenue une chapelle, elle fut rétablie en 1735. On ajouta une aile au sud agrandissant la nef du XIIe et le collatéral droit du XVe. Son mobilier comprend des fonts baptismaux du XVIIe, des clôtures de chœur, d’autel en fer forgé.

Les numéros utiles

Mairie d’Aix-en-Othe
03 25 46 75 00

Mairie déléguée de Villemaur-sur-Vanne
03 25 40 55 03

Mairie déléguée de Pâlis
03 25 40 57 25

Médiathèque Municipale Albert Dubois d’Aix-en-Othe
03 25 46 75 00

Point Lecture de Pâlis
06 70 11 06 56

Communauté de Communes du Pays d’Othe
03 25 46 70 63

Préfecture de l’Aube (Troyes)
03 25 42 35 00

Conseil Général de l’Aube (Troyes)
03 25 42 50 50

Conseil Régional du Grand Est – Maison de la Région de Troyes-Chaumont (Troyes)
03 26 70 86 50

Conseil Régional du Grand Est (Strasbourg)
03 88 15 68 67

Office de Tourisme Othe-Armance
Bureau d’Information Touristique d’Aix-en-Othe
03 25 80 81 71