Bar-sur-Seine
Les infos clés
Région Grand Est
Département Aube
Code postal 10110
Gentilé Barséquanais
Habitants 2 932 (2020)
Densité 107 hab./km2
Altitude minimum 147 m
Altitude maximum 293 m
Superficie 27,53 km2
La commune en quelques mots...
Géographie
Lieu de convergence des cinq vallées du pays Barséquanais, porte d’entrée de la Côte des Bar en Champagne avec sa route touristique aux caves labellisées, Bar-sur-Seine est située à 33 km au sud-est de Troyes, dans un paysage vallonné, arrosé par la Seine et l’Ource en limite sud-est de la commune. La commune est à 7 minutes de l’A5 reliant Paris à Lyon.
Bar-sur-Seine est une commune rurale au sens de la grille communale de densité de l’Insee. Elle appartient à l’unité urbaine de Bar-sur-Seine, une unité urbaine monocommunale, constituant une ville isolée. Par ailleurs, la commune fait partie de l’aire d’attraction de Bar-sur-Seine, dont elle est la commune-centre. Elle est membe et accueille le siège de la Communauté de Communes du Barséquanais en Champagne qui regroupe 53 communes et pès de 19 000 habitants.
Histoire
On retrouve le terme Bar dans de nombreuses autres villes (Bar-sur-Aube, Bar-Le-Duc, Montbard…) présentant une configuration identique, construites au sommet d’une colline et qui ont ensuite migré dans la plaine.
Dans l’antiquité, la route de l’étain reliait la Grande-Bretagne à la Méditerranée en empruntant la vallée de la Seine. L’importance de cette artère commerciale était bien connue des Celtes et a donc été anciennement peuplée. Le Barséquanais dépendait du Pagus Latiscensis (Lassois), un des 8 ou 9 pagi qui constituaient la cité des Lingons (Gaule celtique). Les Lingons, comme les Rèmes, restent fidèles à César lors de la conquête des Gaules, y compris lors de la grande révolte de 53-52. la cité est probablement détruite une première fois en 298 ou en 351-357, puis reconstruite.
Au Moyen Âge, comme partout en Occident, les fonctionnaires locaux s’émancipent du pouvoir royal et obtiennent l’hérédité des honneurs (charges) par le capitulaire de Quierzy (juin 877). Après le siège de Paris de 885-887, levé car Charles le Gros paye une rançon aux Normands et les autorise à aller piller la Bourgogne, ceux-ci remontent la vallée de la Seine et détruisent définitivement Latisco (887-888), ce qui entraîne la séparation du Barséquanais de ce qui reste du Lassois. Le nom de Bar-sur-Seine n’est attesté avec certitude qu’en 1068 sous la forme Barrum, car le Pagus Barrensis mentionné au IXe siècle se rapporte à Bar-sur-Aube. Bar-sur-Seine monnaye des deniers sous Charles le Chauve.
Ermengarde de Bar-sur-Seine (décédée vers 1035), issue des comtes du Lassois, apporte le comté de Bar à la maison de Tonnerre, par son mariage avec Milon IV de Tonnerre. Leurs fils Renard et Milon I sont comtes de Bar-sur-Seine et de Tonnerre jusqu’en 1040. Hugues-Renard, fils du précédent, est évêque de Langres et comte de Bar-sur-Seine. Hugues-Renard cède à une date inconnue le comté de Bar à sa sœur Eustachie, épouse de Gautier Ier, comte de Brienne. Milon II, troisième fils de Gautier et d’Eustachie, est comte de Bar-sur-Seine pendant une trentaine d’années. A son décés en 1125 ou 1126, son fils Gui puis le fils de ce dernier, Milon III, assureront la succession jusqu’en 1150. Manassés, évêque de Langres, frère de Gui, administre le comté pour sa nièce mineure Pétronille, fille de Milon III. Pétronille gère le comté à partir de son mariage (vers 1168) avec Hugues du Puiset. Milon IV, comte de Bar-sur-Seine (1189), fils de Pétronille et de Hugues du Puiset, également seigneur du Puiset et vicomte de Chartres, décède le 18 ou 19 août 1219 au siège de Damiette. Les neveux et nièces de Milon IV vendent leurs droits au comte de Champagne Thibault IV. Le comté passe ainsi dans le domaine royal en 1285.
Avec le traité d’Arras (1435), Bar passe alors aux États de Bourgogne. La ville de Bar est prise par l’armée royale le 7 juin 1475 et brûlée, le château fort en partie détruit. Elle repasse au domaine royal en 1477 avec la mort de Charles le Téméraire. En 1577, l’ambassadeur vénitien Lippomano décrit une ville « dont le château et les murailles paraissent être faites de terre battue dont les Polaques [Polonais] font les leurs, de même que les habitations qui sont construites de bois et de terre ». À la même époque, le château est décrit comme un triangle isocèle et comprend sept tours, dont celle de l’horloge. Terre de passage et de frontière, Bar est prise par les huguenots en 1562 puis par les ligueurs en 1563. Entre 1589 et 1595 elle est sept fois assiégée. À la fin de l’Ancien Régime, le bailliage et l’élection de Bar-sur-Seine relèvent de la Bourgogne mais suivent la coutume de Troyes et ressortissent du Parlement de Paris tout en dépendant du diocèse de Langres.
Bar est chef-lieu de district en 1790 puis sous-préfecture de 1800 jusqu’en 1926. Edmond de Schwarzenberg y établit très brièvement son quartier général lors des invasions alliées (1814). La commune a disposé d’une gare pour les voyageurs sur la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray de 1862 à 1980. Les prestations proposées par la SNCF dans les dernières années étaient telles (matériel obsolète, horaires inadaptés) que la fermeture du service entre Troyes et Châtillon-sur-Seine était devenue inéluctable.
Patrimoine
Les vestiges de l’ancien château de Bar-sur-Seine détruit par les habitants sur ordonnance de Louis XIII inscrit aux Monuments historiques. Ce dernier avait déjà été gravement endommagé au cours des guerres de Religion. Le château des Comtes de Bar dont ne subsiste que la Tour de l’Horloge (ou Tour du Lion) a vu naître en 1273 Jeanne de Navarre, Comtesse de Champagne et future Reine de France. De nombreuses maisons à pans de bois sont encore visibles à Bar sur Seine. La Porte de Châtillon, autrefois appelée « Porte de la Maison-Dieu », date du XVIIe siècle. Le Château de Val Seine est une ancienne demeure Bourgeoise ayant appartenu à la Famille Trumet-de-Fontarce. Le parc, libre d’accès, entoure le château de verdure et propose d’agréables promenades.
L’Église Saint-Étienne, une des plus vastes du département, est classée au titre des monuments historiques en 1907. Edifiée de 1505 à 1616, elle mêle des éléments d’architecture Renaissance et classique à une architecture d’un gothique flamboyant. Sont particulièrement remarquables ses vitraux du XVIème et du XIXème siècle, des statues qui ont fait l’objet d’une exposition sur le « Beau XVIème », des bas-reliefs d’albâtre XVIème siècle ainsi qu’un orgue classique français du XVIIIe siècle.
La Chapelle de Notre Dame du Chêne est une chapelle néo-gothique bâtie sur un lieu de pèlerinage très ancien. Elle fut construite en 1867 autour d’un arbre abritant une statuette rustique de la Vierge. La Chapelle de la commanderie d’Avalleur (Ordre du Temple) est classée au titre des monuments historiques. Son chevet plat est percée de trois lancettes. Les voûtes ogivales reposent sur des chapiteaux culs-de-lampe décorés de motifs végétaux. Des travaux récents ont révélé des bandeaux d’ornement polychromes datant du XIIIe siècle. Une charpente de chêne, de la même époque, est parfaitement conservée. La Chapelle Saint Jean Baptiste est reconvertie en salle d’exposition de la médiathèque Goncourt. La Chapelle de la Passion (XVIe) dont les pilastres et les chapiteaux sont corinthiens, présente sur sa façade la maxime « virtutis esto, non fortuna comes » [Compte sur ta vertu et non sur ta chance].
Les numéros utiles
Mairie
03 25 29 80 35
Bibliothèque-Médiathèque Goncourt
03 25 29 05 10
Ecole Municipale de Musique et de Danse
06 74 95 17 59
Comité d’Animations du Barséquanais (C.A.B.)
06 15 83 26 16
Communauté de Communes du Barséquanais en Champagne
03 25 38 26 74
Préfecture de l’Aube (Troyes)
03 25 42 35 00
Conseil Général de l’Aube (Troyes)
03 25 42 50 50
Conseil Régional du Grand Est – Maison de la Région de Troyes-Chaumont (Troyes)
03 26 70 86 50
Conseil Régional du Grand Est (Strasbourg)
03 88 15 68 67
Maison du Tourisme de Bar-sur-Seine – Côte des Bar en Champagne
03 25 29 94 43
