Châtillon-sur-Chalaronne

Les infos clés

Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Code postal 01400

Gentilé Châtillonnais
Habitants 4 881 (2018)
Densité 273 hab./km2

Altitude minimum 215 m
Altitude maximum 274 m
Superficie 17,86 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Châtillon-sur-Chalaronne se situe dans la région de la Dombes, à l’ouest du département de l’Ain, au centre du triangle Mâcon – Bourg-en-Bresse – Lyon. La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, de Bourg-en-Bresse et de Villefranche-sur-Saône la place au cœur d’un important réseau d’axes de communication aux niveaux départemental, régional et national. La commune est membre de la Communauté de Communes de la Dombes, dont elle est le siège, qui regroupe 36 communes et près de 38 000 habitants.

Châtillon-sur-Chalaronne est traversée par le cours d’eau la Chalaronne qui la traverse d’est en ouest en venant de Sandrans et de La Chapelle-du-Châtelard pour se diriger vers L’Abergement-Clémenciat avant de rejoindre entre autres Thoissey, commune où se jette le cours d’eau dans la Saône. Le Relevant traverse également la commune dans le sud de son territoire avant de se jetter dans la Chalaronne, près de la rue Pierre Jême. L’étang Putet se trouve près du lieu-dit éponyme, le long de la route départementale 936. Le second étang, l’étang Charbonnière, se situe près des Rippes et se situe à cheval sur Châtillon et Romans.

Histoire

Châtillon possède quelques traces dans son paysage de « poypes », sortes de monticules artificiels composés de terre et de cailloux dont l’origine serait due à des tribus néolithiques. Des hachettes de cette période ont également été découvertes. À l’époque gauloise, la tribu des Ambarres occupait le territoire, au-delà de la rivière d’Ain jusqu’au pied du Bugey.

Les Romains ont laissé quatre voies commerciales et stratégiques dont la première à l’est mène à Saint Paul de Varax en passant par Marlieux, la seconde au Nord conduit à Bourg-en-Bresse, la troisième au Sud traverse Saint Trivier sur Moignan pour aller à Trévoux et la dernière à l’ouest amène à Belleville. À cette époque, Châtillon fait partie de la province lyonnaise occupée par les Romains, et ces routes leur servent à communiquer avec d’autres voies vers l’Helvétie et la Germanie pour les deux premières et à rejoindre la Saône pour les deux autres voies.

Vers 443, la ville passe sous la domination des rois Burgondes. Au XIe siècle, Châtillon devient une seigneurie comprenant les villages à l’entour de Buenans, Fleurieux, Saint-Cyr-sur-Chalaronne et quelques autres mas épars. En 1023, dans son château fort, le sire Hugo de Châtillon devient le seigneur de ce petit fief. En 1101, la ville appartient à Robert l’Enchaîné. Ce dernier désire se joindre à la croisade auprès de Geoffroi de Bouillon. La ville est alors vendue au Sire de Beaujeu. Le 15 janvier 1228, Humbert Sire de Beaujeu marie sa sœur au Sire de Bagé et de Bresse. Dans la corbeille de mariage figure la seigneurie de Châtillon, ainsi Châtillon suivra le sort de la Bresse. En 1272, l’unique héritière épouse le Comte de Savoie. Châtillon devient savoyarde.

En 1595, la guerre entre la France et la Savoie éclate, les troupes d’Henri IV envahissent la Bresse. Le Traité de Lyon signé le 17 janvier 1601 redonne la Bresse et le Bugey au Royaume de France. Les 29 et 30 septembre 1670, la ville est ravagée par un terrible incendie qui détruit une centaine de maisons, les 3/4 des Halles et une partie de l’Eglise. Philibert Collet, premier Maire de Châtillon, reconstruit les Halles grâce aux chênes de Mademoiselle de Montpensier. Le 8 décembre 1789, l’Apothicairerie de l’Hôpital est inaugurée.

Au XIXe siècle, un ancien marécage est aménagé et devient le Champ de Foire. En 1814, l’Abbé Robin, aumônier de l’Hôpital, paye la remise à neuf de l’Apothicairerie en offrant les boiseries de style Directoire, les pots de faïence de Meillonnas et des fontaines d’étain. 1837 voit l’annexion de la commune de Saint-Cyr qui sera cependant rétablie sous le nom de Relevant en 1846. En 1863, le premier hippodrome du département de l’Ain est créé. Entre 1890 et 1892, les ateliers Pasquier-Sarrazin de Lyon réalisent les vitraux de l’ancien hôpital que l’ont peut encore admirer aujourd’hui. Les Trentes Glorieuses (1945-1975) ont permis l’évolution et la prospérité de Châtillon. En 1968-69, la restauration de l’église fait disparaître une fort utile mais très déplorable tribune installée au 19e siècle au dessus de l’entrée.

Patrimoine

L’église sous sa forme actuelle résulte d’une suite d’extensions et d’aménagements au cours des siècles. Commencée dès 1272, l’église Saint André s’est agrandie jusqu’au quinzième siècle. De style gothique flamboyant assez sobre, elle est construite en carrons savoyards (briques). Une façade triangulaire surmontée d’une tourelle octogonale lui confère une certaine originalité. Elle est percée d’un grand portail, d’accès encadré, d’une arcade en ogive et surmonté d’un vitrail en rosace. Une tourelle en encorbellement renfermant le carillon de l’horloge date de 1672. Longue de 45 m et large de 13,50 m, l’église ne compte qu’une seule nef bordée de chapelles. Son clocher fût détruit à la révolution.

Les bâtiments actuels de l’Ancien Hôpital furent construits en 1732 pour accueillir et soigner les pauvres, les indigents mais également les pèlerins, grâce à la générosité du Comte de Chatelard. En 1939, il fut transformé en maison de retraite, avant de fermer définitivement ses portes en 1979. Aujourd’hui Centre Culturel, cet édifice très ancien est classé Monument Historique en 1980.

Exigées par la maison de Savoie dont dépendait la ville, les fortifications ont été financées par les bourgeois de Châtillon et construites par la communauté à partir de 1273. Les remparts ont été la première préoccupation de la nouvelle ville de Châtillon. L’enceinte mesurait environ 1000 mètres. Elle était construite en briques et bordée de fossés qu’on remplissait d’eau grâce à la Chalaronne et le Relevant en cas de danger. Il y avait trois portes fortifiées (de Bourg, de Villars, de Lyon), ces fortifications ont été une lourde charge pour les châtillonnais, mais assuraient une bonne protection.

Il reste assez peu de traces de ces fortifications qui cernaient la ville d’alors. Subsistent néanmoins encore la tour transformée en Chapelle centrale séparant les salles des malades, hommes et femmes de l’Ancien Hôpital, la tour réhabilitée et occupée actuellement par l’Hôtel de la Tour ainsi que l’amorce des arches qui prolongeaient les murailles au-dessus de la Chalaronne. Cette enceinte était percée de trois portes. Seule demeure la Porte de Villars. Porte fortifiée, surmontée d’une tour, dotée d’un pont levis qu’on n’abaissait qu’en cas de danger, elle est construite entièrement en briques. Elle permet d’imaginer ce qu’était la ville au moyen âge.

Les numéros utiles

Mairie
04 74 55 04 33

Médiathèque Municipale François Edouard
04 74 55 07 48

Ecole Municipale de Musique
04 74 55 00 82

Musée Municipal Traditions & Vie
04 74 55 15 70

Musée du Train Miniature
04 74 55 03 54

Camping municipal Le Vieux Moulin
04 74 55 04 79

Communauté de Communes de la Dombes
04 28 36 12 12

Préfecture de l’Ain (Bourg-en-Bresse)
04 74 32 30 00

Conseil Général de l’Ain (Bourg-en-Bresse)
04 74 32 32 32

Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)
04 26 73 40 00

Office de Tourisme Intercommunal de la Dombes
04 74 55 02 27

Aintourisme (Bourg-en-Bresse)
Agence de Développement Touristique du Département de l’Ain
04 74 32 31 30