Conques-sur-Orbiel

Les infos clés

Région Occitanie
Département Aude
Code postal 11600

Gentilé Conquois
Habitants 2 549 (2022)
Densité 102 hab./km2

Altitude minimum 101 m
Altitude maximum 286 m
Superficie 25,07 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Conques-sur-Orbiel est une commune de la Méridienne verte située dans l’aire urbaine de Carcassonne sur l’Orbiel et le Trapel. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Carcassès, un pays centré sur la ville de Carcassonne, entre les prémices du Massif central et les contreforts pyrénéens. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l’Orbiel, le Rieu Sec, le ruisseau de Trapel, le ruisseau de Vallouvière et par divers autres petits cours d’eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Conques-sur-Orbiel est limitrophe de dix autres communes. Les communes limitrophes sont Aragon, Bagnoles, Limousis, Sallèles-Cabardès, Salsigne, Villalier, Villardonnel, Villegailhenc, Villegly et Villemoustaussou. Au nord-est, la commune de Sallèles-Cabardès comporte une enclave. La commune de Conques-sur-Orbiel est limitrophe avec cette enclave, et du reste de la commune de Sallèles-Cabardès par un quadripoint. La commune de Limousis sépare ces deux parties.

Au 1er janvier 2024, Conques-sur-Orbiel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l’Insee en 2022. Elle appartient à l’unité urbaine de Conques-sur-Orbiel, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre. Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne.

Histoire

Une présence humaine est attestée dans les environs de Conques depuis le Paléolithique supérieur, notamment grâce à la découverte d’un important gisement néolithique (5 000 av. J.-C.) dans l’abri sous roche de FontJuvénal d’une vingtaine de mètres de long et cinq mètres de profondeur, qui révèle une stratification d’une cinquantaine de niveaux d’habitat humains, depuis le Néolithique ancien jusqu’à l’Âge du cuivre.

Le village n’apparaît, avec certitude, dans les sources écrites, qu’au début du XII e siècle. En effet, un certain Adhémar de Conchas (Conques), figure comme témoin dans deux actes de 1134 et 1151, concernant les vicomtes de Carcassonne. Au milieu du XIII e siècle, le castrum et la seigneurie de Conques, détenus en fief par Pierre de Conchis, appartenaient au Roi de France qui les possédait en paréage avec l’abbé de Lagrasse. Des travaux de fortification du village furent entrepris à cette époque. Au XVe siècle, Rodrigues de Villendras, capitaine espagnol et chef des « écorcheurs », pilla et brûla Conques.

En l’année 1789, la population atteignait déjà 1 537 habitants. C’est alors une petite cité prospère, florissante avec ses moulins, ses manufactures de draps qui ont fait la fortune des négociants de la région carcassonnaise aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Patrimoine

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l’église Sainte-Foy, classée en 1913 et inscrite en 1913, la maison Fraisse, inscrite en 1948, et le château des Saptes, inscrit en 1948.

L’église Saint-Michel de Conques a été construite à la fin du XIVe siècle sur l’emplacement de l’église primitive incendiée et détruite en 1355. La première église en 1248 était romane, en forme de croix grecque. On trouve dans le transfert gauche, un bénitier roman à entre bacs (Xe siècle) et 2 colonnes encastrées surmontées de chapiteaux indiquant que ce transfert devait être un pan de l’ancienne église.

Le plan actuel comprend une nef de trois travées ogivales et une abside séparée de la nef par un transfert formé de quatre chapelles latérales à l’abside et faisant face à la nef. L’église est un édifice très vaste et de belles proportions, avec une longueur de 37,60 m pour une largeur de 10,30 m. Sur les côtés de la nef, 4 chapelles ont été ajoutées en 1766 pour celles de la travée la plus près du chœur et en 1867 pour celles de la travée centrale. La première travée sert d’entrée par une porte latérale à laquelle fait face la petite chapelle de Fonts Baptismaux.

Le clocher est bâti sur une voûte ogivale servant de passage. La flèche a été remplacée en 1914 par un mur surmonté de créneaux et abritant les quatre cadrans de l’horloge. L’étage inférieur contient quatre cloches dont une datant de 1570 et pesant 1060 kg (classé en 1943). Les orgues achetés en 1948 proviennent du château de Bonnafous, dans l’Aveyron. Dans la chapelle de La Vierge, se trouve un retable en bois du XVIe siècle (classé en 1907). Les panneaux ont été repeints au XVIIIe siècle en même temps que les quatre tableaux du chœur dont le thème est Saint-Michel.

L’origine de la chapelle de Notre Dame de la Gardie remonte à 1253. Situé à un endroit stratégique, le poste de vigie a laissé place à un sanctuaire. Le sanctuaire est situé sur le mamelon qui domine le village et la vallée de l’Orbiel. Un grand parc abrite un chemin de croix et une chapelle. A fleur de colline, l’esplanade est soutenue par une épaisse muraille sur le versant « Montagne Noire ».

Cette hauteur stratégique, commandait les chemins du Minervois et du Cabardès, en relation avec l’oppidum de St Colombe. Elle était le lien indispensable au système de défense de l’époque, pour communiquer avec les Châteaux de Lastours et la Cité de Carcassonne. Le bâtiment est modeste.

Le sanctuaire subira les affres de la guerre, en 1356 par le Prince Noir, puis en 1435 par Rodrigues De Villendras. Le village sera également pillé et incendié. En 1540, Pierre des Saptes, propriétaire d’une manufacture de draps au moulin de la Torte, entame sa restauration. Une nouvelle chapelle est édifiée en 1633, c’est la partie la plus ancienne comprenant les trois premières travées.

L’Abri de Font-Juvénal est un abri sous-roche d’environ 20 m de longueur sur 5 m de profondeur. Au IVe millénaire av. J.-C., l’abri était protégé de l’extérieur par un énorme rocher tombé du plafond. Le site fut occupé durant tout le Néolithique, notamment par les Chasséens, comme l’atteste la découverte de nombreux foyers.

Les numéros utiles

Mairie
04 68 77 17 57

Médiathèque Municipale
04 68 26 34 36

Fabrique des Arts de Carcassonne Agglo (Carcassonne)
04 68 10 56 35

Carcassonne Agglo (Carcassonne)
04 68 10 56 09

Préfecture de l’Aude (Carcassonne)
04 68 10 27 00

Conseil Général de l’Aude (Carcassonne)
04 68 11 68 11

Conseil Régional d’Occitanie (Toulouse)
05 61 33 50 50

Office de Tourisme de Carcassonne (Carcassonne)
04 68 10 24 30

Comité Départemental du Tourisme (Carcassonne)
04 68 11 66 00