L’Escarène

Les infos clés

Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Département Alpes Maritimes
Code postal 06400

Gentilé Escarénois
Habitants 2 554 (2019)
Densité 239 hab./km2

Altitude minimum 220 m
Altitude maximum 1 054 m
Superficie 10,67 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

L’Escarène est une vieille bourgade de l’arrière-pays niçois, à mi-chemin entre la mer et le parc National du Mercantour, et située sur la route de Tende entre le col de Nice et celui de Braus. Elle a été édifiée dans le fond du vallon du Paillon de l’Escarène, à la confluence des ruisseaux du Redebraus et du Paillon. Plus de la moitié de son territoire est formée de forêt de pins et de chênes, avec des sentiers balisés pour faciliter promenades et randonnées. La commune est desservie par la ligne de Nice à Breil-sur-Roya. Cette ligne emprunte à cet endroit le viaduc de l’Escarène. La route D2204 traverse la commune.

L’Escarène est une commune rurale au sens de la grille communale de densité de l’Insee. Elle appartient à l’unité urbaine de L’Escarène, une unité urbaine monocommunale, constituant une ville isolée. La commune fait partie de l’aire d’attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne. Elle s’inscrit dans la Communauté de Communes du pays des Paillons qui regroupee 11 communes et plus de 21 000 habitants.

Histoire

Le village est cité au XIe siècle. Les premiers textes sur l’église Saint-Pierre se trouvent dans le chartrier de l’abbaye Saint-Pons de Nice. La plus ancienne charte date du 23 juin 1037 dans laquelle un certain Bonix fait le don d’une mense à l’église Saint-Pierre, avec l’accord de Raimbald, seigneur de Nice, en présence de l’évêque de Nice Nitard. Le 17 février 1074, Rostaing, fils de Raimbald, seigneur de Nice, et sa femme, Aicelène, fille du vicomte de Fréjus, donnent à l’église de l’Escarène les biens qu’ils possèdent dans le domaine de l’Escarène. Un an après, le même Rostaing, ses frères, leurs neveux et leur cousin, donnent un grand nombre d’églises à l’abbaye Saint-Pons dont l’église Saint-Pierre de l’Escarène avec le domaine qui en dépend. Dans une charte de 1081, les mêmes donateurs jurent de respecter leur donation.

Au XIIIe siècle, l’église Saint-Pierre de l’Escarène devient un prieuré paroissial. Le prieuré fait partie de la mense abbatiale. Son prieur est en général nommé par l’abbé de Saint-Pons. Du XIIIe siècle au XVe siècle, la seigneurie du bourg est annexée au prieuré qui jouit des droits seigneuriaux peut-être à la suite du don de 1074. Le prieur assure la basse justice. Le prieur est alors le seigneur de l’Escarène et le reste jusqu’à la mort de la reine Jeanne. Un château est construit dans la première moitié du XIIIe siècle mais il est cité comme détruit en 1252. Les premières maisons ont été construites à la fin du XIIIe siècle. La plus ancienne maison connue est la maïoun dé Pié, à Safranier. Sans porte ni fenêtre, on devait y entrer par le toit au moyen d’une échelle. Au milieu du XIVe siècle, le prieuré de l’Escarène possède le prieuré Saint-Nicolas de Sospel. Ce prieuré est cédé en 1518 aux Pénitents blancs de Sospel.

En 1520, le village s’est détaché de la commune de Peille. La seigneurie de la commune a appartenu à une famille de consuls de Nice, les Tonduti qui ont eu le titre de comte de L’Escarène. Jusqu’en 1570, le village s’est développé sur les pentes du mont Pifourchier. Le développement de la route du sel entre Nice et le Piémont par L’Escarène, Lucéram, Lantosque et la vallée de la Vésubie va faire du bourg une étape. La construction de la route royale par le col de Tende va accroître l’importance de la ville comme relais routier. Pendant la Révolution, il y a à L’Escarène un tribunal militaire jugeant les barbets.

L’église Saint-Pierre est entièrement reconstruite entre 1627 et 1656. Les travaux de construction de l’église proprement dite commencent en 1645. L’architecte de l’église semble être l’ingénieur ducal Jean-André Guiberto car il vient inspecter les travaux en décembre 1652. L’entrepreneur pour les travaux est Baptiste Bonanat. Le maître stucateur Jean-Pierre Marvaldi intervient en 1654. Il a terminé son travail en 1655. La toiture est posée par Pierre et Antoine Veran en 1655. En 1657, le conseil communal vend trois chapelles latérales pour achever la décoration intérieure.

Plus récemment, l’histoire de la commune est marquée par le séisme du 23 février 1887 qui fait des dégâts dans la région, et l’inauguration de la ligne de chemin de fer de Nice à Coni le 30 octobre 1928.

Patrimoine

L’église Saint-Pierre-ès-Liens est classé au titre des monuments historiques le 28 décembre 1978. Son plan est en forme de croix latine très ramassée, un large transept de deux travées débordant autour de la nef simplement recouverte d’un plafond. L’abside à trois pans est voûtée en ogives et séparée du transept par un arc en plein cintre soutenu par des colonnes cylindriques engagées. L’orgue construit par les frères Honoré et Antoine Grinda, facteurs d’orgue à Nice, est installé en 1791.

Le patrimoine de la commune compte également la chapelle des Pénitents blancs, la chapelle des Pénitents noirs, le moulin à huile et son musée, le Pont-Vieux, le quartier du Serre, le monument aux morts, le mausolée de la 1re DFL, les lavoirs, la chapelle Saint-Roch, la chapelle Saint-Pancrace, le parcours botanique ScarénaBerra, le parc Aiga que canta et le musée des cougourdons.

Les numéros utiles

Mairie
04 93 91 64 00

Médiathèque
04 93 80 07 98

Musée du Cougourdon
04 93 79 62 93

Moulin-musée
04 93 79 62 93

Comité des Fêtes et Traditions
06 63 53 57 81

Communauté de Communes du Pays des Paillons (Blausasc)
04 92 00 75 80

Préfecture des Alpes Maritimes (Nice)
04 93 72 22 71

Conseil Général des Alpes Maritimes (Nice)
04 97 18 60 00

Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Marseille)
04 91 57 50 57

Office de Tourisme de l’Escarène
04 93 79 62 93