Le Rouret

Les infos clés

Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Département Alpes Maritimes
Code postal 06650

Gentilé Rouretans
Habitants 4 115 (2020)
Densité 580 hab./km2

Altitude minimum 178 m
Altitude maximum 480 m
Superficie 7,1 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Le Rouret est un village de Provence, situé à mi-parcours entre les deux agglomérations de Cannes (26 km) et Nice (28 km), à une dizaine de kilomètres de Grasse et aux portes de Sophia Antipolis. Le Rouret est membre de la communauté d’agglomération Sophia Antipolis qui regroupe 24 communes et près de 180 000 habitants. Le village qui comptait au début du XXème siècle environ 600 habitants, accueille aujourd’hui plus de 4100 habitants.

Créée en 1793, la commune du Rouret est composée de plusieurs hameaux, essaimés en quartiers au sein d’une riche végétation méditerranéenne. Au centre du village, des bâtiments au caractère typiquement provençal s’associent à la Mairie et à la place des platanes pour composer une ambiance heureuse empreinte d’authenticité. L’église paroissiale Saint Pons, aux voutes d’arêtes peintes de fresques étoilées, se positionne comme le signal fédérateur avec son parvis qui voit passer tout au long de l’année toutes les manifestations festives villageoises.

Le Rouret est une commune urbaine au sens de la grille communale de densité de l’Insee. Elle appartient à l’unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes et 943 000 habitants, dont elle est une commune de la banlieue. L’agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux. La commune fait partie de l’aire d’attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne.

Histoire

La commune du Rouret a été officiellement créée en 1793 mais son histoire a débuté bien avant et daterait de 2000 ans avant J.-C.. Vers la fin de l’âge de bronze, les hommes se sont regroupés en communautés et ont construit des « oppida » sur les collines, souvent appelés Camps. Au Rouret, à 480 m d’altitude, le lieu-dit Camp Romain dominant la vallée du Loup, est un lieu remarquable classé site archéologique. A l’intérieur d’une enceinte fortifiée en blocs de pierre cyclopéens, ont été découverts des fragments d’amphores massaliètes et des poteries de différentes époques, qui montrent que le site a été occupé de l’âge du fer à la fin de la période romaine. Sur un site similaire, le Castellaras, un monolithe, de nos jours abattu, laisse supposer une présence dès le néolithique ou l’âge du bronze, mais aucune autre trace d’occupation de cette période n’a été mise à jour sur les lieux. Seul du mobilier des IIe et IIIe siècles après J.-C. (siècles des Antonins et des Sévères) ainsi que de l’Antiquité tardive, a été découvert.

Avec les Romains, les logiques d’implantation ont évolué et la présence d’habitations plus bas sur les coteaux, fut attestée par la découverte de sépultures au niveau des quartiers Saint Pons et du Colombier. A partir du Ve siècle, certaines villas comme celle du Castellaras, ont été fortifiées et concentraient la population. Au XIème siècle, Rainouard, seigneur des lieux, fit bâtir un château au sommet du Bois mais il sera détruit en 1229, par l’armée du Comte de Provence, qui fera édifier une bastide au nord du territoire à l’emplacement de l’actuel château.

Les crises du XIVe siècle, pestes, guerres, famines, entraînent la disparition de la communauté et en 1400, le territoire est considéré comme inhabité. Il se repeuplera ensuite difficilement. Le dernier seigneur des lieux, Joseph Louis Geoffroy du Rouret, qui s’est illustré pendant la guerre d’indépendance des États-Unis, émigre à la Révolution et sa seigneurie deviendra officiellement la commune du Rouret.

En 1830, le territoire s’agrandit considérablement avec le rattachement du hameau du Bergier appartenant jusqu’alors à la commune de Châteauneuf. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la population, essentiellement composée d’agriculteurs, diminue à nouveau et il faudra attendre l’amélioration de l’adduction d’eau pour constater un regain démographique. A cette époque, l’habitat encore dispersé entre les différents hameaux, commence à se recentrer vers le sud, dans la partie de l’ancien Bergier, aujourd’hui devenu le véritable coeur de la commune.

Dans les années 1900, le Rouret compte environ 600 habitants dont la plupart travaille la terre. On cultive le blé, la vigne, l’olivier, le lavandin, et ensuite les plantes à parfum telles que le jasmin et la rose. Le bois communal est loué pour les cultures ou le pâturage. Bientôt les hameaux de Saint Pons, du Collet et Bergier seront desservis par la ligne de tramway Cagnes-Grasse et peu à peu, suivant l’évolution de l’économie régionale, la population se détournera du secteur primaire au profit du secteur tertiaire, abandonnant ainsi les cultures pour travailler sur le littoral et les grandes villes voisines.

Durant la Grande Guerre de 1914-1918, de nombreux jeunes de la commune sont recrutés dans l’armée. A Grasse, les hôtels sont transformés en hôpitaux militaires pour les soldats blessés au front. Après la guerre, les années folles s’accompagnent de la naissance de fêtes populaires comme la Saint Pons et la Saint Pierre. Le Rouret profite de l’élan touristique et économique : de belles villas apparaissent à flanc de colline, les enfants se font plus nombreux dans les écoles.

En 1939 la Seconde Guerre Mondiale vient frapper la France. A la fin de celle-ci, le nombre d’habitants a de nouveau chuté à moins de 550. Les travaux des champs reprennent ensuite leur cours (culture du jasmin, vendanges, figues, fleurs à parfum, olives…). En 1954, la guerre d’Algérie mobilise de nouveau les jeunes appelés. Une grande route doit bientôt être construite pour rallier la commune à Grasse. L’entreprise est ralentie en 1956 à cause d’un hiver rude où il neige 15 jours durant, rendant les travaux impossibles. Un dynamisme nouveau se fait jour et s’installe sans toutefois faire oublier les racines du village, qui demeurent sources d’inspiration pour préparer l’avenir et maintenir la qualité de vie.

A l’aube de la Vème République, le baby boom rajeunit le pays. La grande route est terminée mais marque une fissure dans l’unité du village d’autrefois. Petit à petit, les habitants délaissent les travaux de la terre pour aller travailler en ville, en usine, au bureau ou sur les chantiers. C’est la modernité. Les restanques sont abandonnées, mais la volonté de conserver la tradition et le terroir reste bien présente. La commune se construit et accueille de nombreuses nouvelles habitations. La qualité de vie attire les familles. L’usine à parfum « Bouis » fait fonctionner l’économie du village.

En l’an 2000, ce sont désormais 3 460 habitants qui peuplent le village. Un projet de cœur de village naît afin de créer notamment une belle zone commerçante, tout en préservant le calme et l’architecture provençale. Lors du dernier recensement, la commune compte plus de 4 100 habitants. De nouveaux équipements ont vu le jour, comme la Maison du Terroir, le plateau multi-sports et l’Espace Associatif et Culturel. Le projet « cœur de village » se réalise peu à peu.

Patrimoine

Le château du Rouret est un château édifié au XVIIe siècle et modifié au XIXe siècle. Il est situé chemin le Vieux-Rouret ou chemin des Ribes. Après la reprise du territoire par Guillaume le Libérateur sur les Maures, en 973, il distribue des terres à ses compagnons. Un homme de l’entourage des princes d’Antibes, seigneurs de Grasse, Rainouard, construisit un premier château au Rouret, vers 1038. C’est le premier seigneur connu de ce fief.

Le comte de Provence entrepris de reprendre le contrôle de la Provence orientale vers 1230. Le château du Rouret est assiégé par un capitaine du comte de Provence et détruit. Un nouveau château est construit sur le site actuel. La population est regroupée autour, mais en 1400 le site est inhabité. La seigneurie est restée un fief de la maison de Grasse.

Le château actuel, de style provençal est construit dans le dernier tiers du XVIIe siècle, après 1671. Le 3 mars 1672, la veuve de Charles Ier de Geoffroy fait hommage au roi pour son fils de la terre du Rouret qu’elle a achetée à Alexandre de Julianis. Son fils, Charles II de Geoffroy est qualifé seigneur du Rouret. Le château a été saisi comme bien d’émigré et vendu le 15 fructidor an IV à Trophime Roux et Jean-Joseph Roux. Le château est transformé en huilerie. La propriété est ensuite vendue à Antoine Roubaud. Sa veuve céda le château à Pierre Gabriel Agard le 29 mars 1853. Le tiers occidental du château est reconstruit au XIXe siècle.

Les couvrements voûtés ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juin 1992, les façades, les toitures, l’escalier avec sa cage et son décor, la cheminée en gypserie au rez-de-chaussée, la voûte peinte du rez-de-chaussée, le plafond peint du premier étage ont été classés au titre des monuments historiques le 22 novembre 1994.

Les numéros utiles

Mairie
04 93 77 20 02

Bibliothèque du Rouret
04 93 77 77 34

La Maison du Terroir
04 93 77 20 02

Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (Antibes)
04 93 67 50 08

Théâtre Municipal du Rouret
04 93 77 20 02

Préfecture des Alpes Maritimes (Nice)
04 93 72 22 71

Conseil Général des Alpes Maritimes (Nice)
04 97 18 60 00

Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Marseille)
04 91 57 50 57

Office de Tourisme
04 93 77 20 02