Metz

Les infos clés

Région Grand Est
Département Moselle (Préfecture)
Code postal 57000, 57050, 57070

Gentilé Messins
Habitants 120 211 (2015)
Densité 2 866 hab./km2

Altitude minimum 162 m
Altitude maximum 256 m
Superficie 41,94 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Préfecture de la Moselle, Metz est située dans la vallée de la Moselle à l’est du bassin parisien. Ville la plus peuplée de Lorraine et la troisième du Grand Est (après Strasbourg et Reims), son agglomération compte 285 000 habitants et son aire métropolitaine, 367 000 habitants , faisant d’elle, après celle de Nancy, la deuxième aire métropolitaine de Lorraine et la troisième du Grand Est après celles de Strasbourg et Nancy.

Metz occupe une position unique au croisement des grands axes européens de circulation. L’axe nord-sud Bruxelles-Luxembourg-Metz-Nancy-Dijon qui relie directement la mer du Nord à la Méditerranée traverse la Lorraine en longeant le Sillon mosellan. L’axe est-ouest Paris-Reims-Metz-Strasbourg-Sarrebruck-Francfort-sur-le-Main rapproche Metz de Paris et des grandes métropoles allemandes. Metz est dominée par le mont Saint-Quentin qui culmine à 358 mètres à l’ouest de l’agglomération, hors du territoire de la commune. La partie ouest de la ville se situe dans les vallées de la Moselle et de la Seille, marquées par quelques buttes en centre-ville et au Sablon. Les quartiers à l’est de la ville sont situés en hauteur sur les contreforts du plateau lorrain.

L’aéroport régional Metz-Nancy-Lorraine, situé à 20 km du centre, à proximité directe de la gare de Lorraine TGV est relié par une voie expresse à la sortie sud-est de la ville, avant son ouverture en 1991 une grande part des voyages était assurée par l’aéroport de la base aérienne 128 Metz-Frescaty. Pour le tourisme, Metz est accessible par la Moselle canalisée directement au centre-ville par le biais de son port de plaisance situé sur le plan d’eau.

La ville, installée sur les petites collines de Sainte-Croix et de la Citadelle, a rallié trois îles habitées dont les bras de la Moselle dessinent les contours : le Petit Saulcy, le Grand Saulcy et Chambière. Ces îles sont reliées entre elles par de nombreux ponts dont certains datent du Moyen Âge : le Moyen Pont, le pont des Morts, le pont des Roches, le pont Saint-Marcel, le pont de la Préfecture, le pont Moreau, le pont Saint-Georges et le pont des Grilles. Les rives de la Moselle font partie intégrante de la ville historique dotée de nombreux quais.

Capitale du royaume d’Austrasie et berceau de la dynastie carolingienne, Metz témoigne par la richesse de son patrimoine d’une histoire commencée il y a trois mille ans. La ville de Metz s’est d’abord développée sur la butte Sainte-Croix à l’époque gallo-romaine, puis est restée à l’intérieur de ses remparts successifs correspondant à l’actuel centre-ville, jusqu’au XIXe siècle. Les constructions se caractérisent par les tonalités ocre jaune de la pierre de Jaumont. Lors de l’annexion allemande après 1871, la ville s’est étendue, avec de nouveaux quartiers à l’architecture prussienne, comme la Nouvelle Ville ou une partie du Sablon. En 1961, Metz a fusionné avec trois communes de sa proche périphérie : Borny, Magny et Vallières. Avec le rattachement de ces trois communes de l’est, le centre historique de Metz apparaît par conséquent à l’extrême-ouest de la commune.

Histoire

Ville connue depuis l’antiquité pré-romaine, l’oppidum celte des Médiomatriques, connu sous le nom latin de Divodurum Mediomatricorum, puis comme Mettis, devient au sixième siècle de notre ère la capitale du royaume franc d’Austrasie. Ville commerçante de l’Empire carolingien, Metz est le siège d’un puissant évêché, et une cité commerçante et bancaire d’importance du Saint-Empire romain germanique. Convoitée par ses voisins (et débiteurs) puis par le royaume de France, Metz devient un protectorat et une place forte française au XVIe siècle quand, en 1552, le roi de France Henri II s’empare des Trois-Évêchés Metz, Toul et Verdun. La ville conserve un rôle stratégique important tout au long du XVIIe siècle. Si le Pays messin n’échappe pas aux misères de la guerre de Trente Ans décrites par Jacques Callot, la ville de Metz est préservée derrière ses remparts. Sous le règne de Louis XIV, le rôle de place forte de la cité messine est encore renforcé.

La ville s’embellit au XVIIIe siècle. Le maréchal Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, acquis aux idées des Lumières, décide de repenser l’urbanisme de Metz dès 1728. Après avoir doté la ville d’un nouveau théâtre sur l’Île du petit Saulcy, il souhaite aérer le quartier de la cathédrale, en y créant une place royale centrale, entourée de plusieurs bâtiments publics. Après vingt ans de négociations avec le clergé et les bourgeois messins, il fait finalement appel à l’architecte Jacques-François Blondel pour mener à terme le projet de l’Hôtel de ville de Metz. Ce projet ambitieux est suivi, en 1764, par la construction d’un nouveau portail néoclassique pour la cathédrale. Charles-Louis Clérisseau se charge en 1777 des plans de l’hôtel du Gouvernement, actuel Palais de justice de Metz, dans un style des plus classiques. La construction d’un nouveau palais épiscopal, le marché couvert actuel, est entreprise. Le Parlement de Metz est supprimé en 1775. Le souffle des Lumières se fait sentir dans la cité, où plus de sept loges maçonniques fleurissent, et jusque dans les abbayes messines, où les bibliothèques s’enrichissent de nombreux ouvrages encyclopédiques. Après l’élection de Pierre-Louis Roederer en octobre 1789, Metz devient le chef-lieu du nouveau département de la Moselle en 1790.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, l’armée impériale du maréchal français Bazaine s’est réfugiée à Metz. Après la bataille de Borny-Colombey le 14 août à l’est de la ville, puis celle de Saint-Privat–Gravelotte à l’ouest le 18 août, Metz est assiégée le 20 août et capitule le 28 octobre. Les troupes allemandes pénètrent dans la ville le lendemain. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi-unanimité sa cession, « la plus forte citadelle de la France » est rattachée au nouvel Empire allemand le 10 mai 1871, conformément au traité de Francfort. Metz devient le chef-lieu du Bezirk Lothringen ou « District de Lorraine » et le reste jusqu’en 1918.

Malgré le départ d’une importante portion de ses élites et de dix à quinze-mille qui optent pour la France, la ville continue de s’agrandir et de se transformer, dominée par la personnalité de son évêque français Paul Dupont des Loges qui est élu député au Reichstag et dont il va devenir l’un des « députés protestataires ». L’émigration de Mosellans vers la France, en particulier vers Nancy et Paris, commence dès l’armistice et se poursuit pendant une vingtaine d’années. La germanisation de la ville et de ses habitants, inexorable du fait du renouvellement des générations et de l’installation d’immigrés allemands, se fait progressivement. Ces derniers deviennent majoritaires à Metz, dès les années 1890.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. Très rares sont les appelés qui désertent et, parmi eux, beaucoup tomberont au champ d’honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Après l’armistice de 1918 et le retour à la France, la Moselle reste traumatisée par les déchirures de la guerre et les dommages collatéraux des nationalismes. La seconde annexion de la Moselle (ou annexion de la Moselle de 1940) par l’Allemagne, proclamée officiellement le 30 novembre 1940 par les nazis, eut lieu de facto le 25 juillet 1940, avec le rétablissement des frontières de 1871. Metz devient le poste avancé du Gau Westmark, la « Marche de l’Ouest » du Troisième Reich, dont le siège est à Sarrebruck. Jusqu’en juillet 1944, la Wehrmacht ne considère pas la ville de Metz comme un site stratégique et n’hésite pas à réduire son dispositif défensif, en désarmant la plupart des forts de Metz.

Toutefois, lorsque les forces alliées commencent à progresser en France, après le débarquement de Normandie, Metz redevient un site stratégique important pour la défense du Troisième Reich. Le 19 novembre, jour anniversaire de l’entrée des Français à Metz en 1918, les Américains pénètrent dans la ville, prenant position le long du boulevard Paixhans, et sur les places de Chambre et Mazelle. La bataille de Metz se termine enfin le 22 novembre 1944, par la reddition du général Kittel. Il faudra toutefois encore plusieurs jours de combats pour réduire les derniers forts aux mains des Allemands. Le fort Jeanne d’Arc, tenu par la 462e Volks-Grenadier-Division, résistera ainsi jusqu’au 13 décembre 1944.

Désormais à 1h20 de Paris grâce au TGV, Metz développe aujourd’hui une offre universitaire répartie sur trois campus (Bridoux, île du Saulcy, Technopôle) et qui compte plus de 20 000 étudiants. La cité, l’une des villes les plus fleuries d’Europe, développe les technologies de l’information et de la communication à travers le Technopôle de Metz. Ouverte sur l’Europe, la ville de Metz mène une politique de coopération active avec le Luxembourg et le Land de Sarre, que l’histoire a également assujettis à l’antagonisme franco-allemand. Le 9 janvier 2003 est annoncée conjointement par le centre national d’art et de culture Georges-Pompidou et la ville de Metz la première décentralisation d’une institution culturelle nationale en France. Le 7 novembre 2006 est posée la première pierre du centre Pompidou-Metz, inauguré le 12 mai 2010.

Patrimoine

La ville présente une importante diversité architecturale, de l’antiquité au XXe siècle, riche d’un fort héritage médiéval et classique, d’influence française et germanique, notamment dans le quartier impérial, aménagé lors de l’annexion de l’Alsace-Lorraine, représentatif de l’architecture wilhelmienne3. L’église Saint-Pierre-aux-Nonnains, dans le centre-ville, est une des plus vieilles églises du monde, et la plus vieille église de France.

Le secteur sauvegardé de Metz n’a été instauré qu’en 1985, décision tardive par rapport à d’autres villes françaises. La ville de Metz s’est depuis engagée dans une procédure d’extension et de révision de ce secteur sauvegardé qui passe de 22,5 à 162 hectares. Le plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé a été mis en révision par arrêté préfectoral du 25 octobre 2010.

La pierre de Jaumont, pierre emblématique du Pays messin, extraite à quelques kilomètres de Metz, constitue une grande partie des monuments de la ville, notamment ceux du centre-ville. La couleur ocre orne en conséquence une grande partie des monuments de la cité messine. Toutefois, à cause de la pollution automobile, la pierre de Jaumont a tendance à se noircir au fil du temps, ce qui nécessite de réguliers travaux de nettoyage, pour éviter de donner un aspect austère à la ville et à ses monuments.

Le regain d’intérêt pour l’architecture 1900 et notamment le legs allemand, depuis les années 1970, s’est accompagné de recherches, et de récentes publications ont vu le jour. En 2007, la ville de Metz, par la voix de son maire d’alors, Jean-Marie Rausch, a proposé la candidature de son quartier impérial wilhelmien à l’Unesco au titre des sites du patrimoine mondial de l’humanité. Avec l’impulsion que représente le projet du centre Pompidou-Metz, ville de la Grande Région, Metz a participé au programme de l’année européenne de Luxembourg et grande région capitale européenne de la culture 2007.

Le 18 novembre 2011, le ministère de la Culture et de la Communication a décerné, à l’unanimité et avec les félicitations du jury, le label Ville d’art et d’histoire à la Ville de Metz. L’obtention de ce label marque l’engagement de la ville de Metz de passer d’un stade de sauvegarde et de restauration de son patrimoine bâti à un stade de valorisation et d’animation du patrimoine dans son acception la plus large. Le 9 janvier 2014 le centre-ville de Metz (Quartier impérial inclus) est retenu par le Comité des biens français du Patrimoine mondial en vue d’un classement potentiel au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Les Rencontres internationales de musique contemporaine, organisées tous les ans à Metz de 1972 à 1992, et confrontant les plus grands noms de la scène musicale internationale à de jeunes compositeurs méconnus, mais talentueux, ont apporté à la ville un souffle nouveau. Ce dynamisme culturel s’est concrétisé dans les infrastructures musicales de la cité messine par la création de l’Arsenal en 1989.

Les numéros utiles

Mairie
03 87 55 50 00

Médiathèque du Sablon
Médiathèque de l’Agora
Bibliothèque de Bellecroix
Bibliothèque de Magny
0 800 89 18 91

Cité Musicale-Metz
03 87 74 16 16

Centre Pompidou-Metz
3 87 15 39 39

Bliiida
03 87 61 60 70

Eurométropole de Metz
03 87 20 10 00

Préfecture de Lorraine et de Moselle
03 87 34 87 34

Conseil Général de Moselle
03 87 37 57 57

Conseil Régional du Grand Est (Strasbourg)
03 88 15 68 67

Office de Tourisme
03 87 55 53 76

Metz Congrès Robet Schuman
3 67 34 05 40

Comité Départemental du Tourisme de la Moselle
03 87 37 57 80