Saint-Girons

Les infos clés

Région Occitanie
Département Ariège (sous-préfecture)
Code postal 09200

Gentilé Saint-Gironnais
Habitants 6 418 (2019)
Densité 335 hab./km2

Altitude minimum 387 m
Altitude maximum 1 200 m
Superficie 19,13 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Saint-Girons (Sent Gironc en gascon) est située dans les Pyrénées centrales, dans l’ouest de l’Ariège. Établie au centre d’un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux, elle bénéficie d’une position de carrefour en convergence des vallées couseranaises mais aussi entre la montagne et le piémont, puis la vallée de la Garonne et Toulouse au nord et plus largement entre la Méditerranée et l’Atlantique, entre Saint-Gaudens et Foix. Son nom fut donné en hommage à Girons d’Hagetmau, évangélisateur de la Novempopulanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat. Ville-centre d’une unité urbaine et de l’aire urbaine de Saint-Girons, « Capitale » du Couserans, la ville est une des deux sous-préfectures de l’Ariège avec Pamiers, la préfecture étant Foix.

Située dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne, exposée à un climat océanique altéré, Saint-Girons est drainée par le Salat, le Lez, le Baup et par divers autres petits cours d’eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (les « falaises de Sourroque ») et deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Dès la haute Antiquité, la route du sel, qui courait au pied des Pyrénées passait par Saint-Girons. Aujourd’hui, la ville est sur le trajet reliant le sud de l’Aquitaine française à la Catalogne espagnole par les tunnels de Puymorens et du Cadi. L’axe de communication principal de l’entrée ouest du département à Prat-Bonrepaux vers Foix et au-delà s’effectue par la RD117. Saint-Girons est un véritable bourg-centre vers lequel convergent les vallées.

Histoire

Du fait de la présence d’un site défensif, c’est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum, le siège de la civitas des Consoranni, en Gaule narbonnaise. Cette cité devint, par la suite et jusqu’en 1789, le siège d’un évêché. En 1994, la découverte d’un trésor de 13 000 pièces en billon datant du IIIe siècle (entre 250 et 280) en creusant une cave rue de la République met à mal une assertion jusqu’alors acquise que le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts en bordure du Salat, et quelques villae. Les fragments découverts sous ce trésor indiquent la préexistence d’un habitat occupé dès le début du Ier siècle après J.-C.. Le lucus (bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l’actuel territoire de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit son nom. En 1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l’ancienne gare, un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia, de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur de Saint-Lizier.

C’est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d’une période, l’an mil, qui voit de profondes transformations dans l’Occident. La chrétienté n’est plus assiégée et va se développer tant d’un point de vue économique que démographique. Les populations qui s’étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes.

Des villes nouvelles dénommées bastides vont être créées dans un vaste mouvement d’urbanisation et de compétition féodale qui concernera le grand Sud-Ouest. Face à l’ancienne ville, le faubourg Villefranche, en rive gauche du Salat, est une bastide créée sans doute en 1256 en contrat de paréage entre Alphonse de Poitiers, prince de sang royal, frère de saint Louis et grand bâtisseur, avec l’évèque du Couserans. La ville se développe lentement. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre.

La ville est ravagée par un incendie en 1721. La Révolution voulait les départements et localement l’idée d’un département du Couserans se fait jour avec Lunoque puis Girons, éphémères appellations, comme préfecture. Jugé trop pauvre en haut lieu, le territoire sera constituant dès le 27 janvier 1790 du département de l’Ariège.

Avec le XIXe siècle, la ville va s’étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards. 1866 marque l’arrivée du chemin de fer avec la création de la gare de Saint-Girons qui se trouve reliée à la ligne de Toulouse à Bayonne via la ligne de Boussens à Saint-Girons. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. La ligne de Foix à Saint-Girons est construite pour atteindre Foix dès octobre 1903 ; la ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein dotée d’un tramway électrique dessert la vallée du Lez de 1911 à 1937 ; une dernière est commencée pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre Lérida en Espagne par un grand tunnel sous le port de Salau. Cinq tunnels ont été percés dans les gorges de la Ribaute, la voie tracée mais les rails n’ont jamais été posés…

La ligne vers Foix ferme en 1955. Le 28 septembre 1969 circule le dernier train de voyageurs sur la ligne vers Boussens, qui sera perpétuée par autocar, avec des cadences progressivement revues à la baisse. Le service marchandises, pour du bois de pulpe destiné à l’usine de Lédar, s’interrompra le 1er juin 1991. Aujourd’hui, le bâtiment rénové de la gare accueille notamment le musée du Chemin de la Liberté41 qui retrace l’épopée du passage des Pyrénées pour fuir la France occupée durant la Seconde Guerre mondiale.

Le développement progressif de la zone industrielle du Couserans sur les communes de Lorp-Sentaraille et Caumont, l’ouverture de nombreuses moyennes surfaces commerciales en périphérie de la ville notamment à Saint-Lizier, la fermeture de la papeterie de Lédar, d’une usine fromagère.. sont autant d’événements successifs qui ont contribué à réduire l’impact économique du chef-lieu au profit d’une agglomération gérée en intercommunalité et en constante amélioration.

Patrimoine

L’Église Saint-Genès (ou Saint-Girons), construite en 1857 par Auguste Tisné, présente un clocher du XIVe siècle passablement rénové au XXe siècle. Ses gGrandes orgues Cavaillé-Coll sont classées. En 2020, les quatre horloges du clocher sont remplacées par des cadrans lumineux, le mécanisme a été rénové par la maison Bodet.

L’Église Saint-Valier présente un portail du XIIe siècle classé au titre objet des monuments historiques depuis 1925. L’église est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 2005. Derrière le maître-autel se trouve un sarcophage du XIIe siècle. Le patrimoine religieux compte également l’Église Saint-Genez de Lédar et la chapelle des Visitandines de Saint-Girons dans le quartier des Jacobins au centre-ville.

Concernant le patrimoine civil, on notera plus particulièrement le Château des vicomtes du Couserans, inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 6 juin 1988. Situé dans le parc du tribunal, en rive gauche du Salat au cœur de la ville, le château a été construit à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle. La façade d’entrée a été remaniée au XIXe siècle.

La maison Dufaur est une maison inscrite monument historique située au 29 rue Saint-Valier, dans une rue pittoresque de la ville à l’issue de laquelle se trouve l’église Saint-Valier de Saint-Girons. Construite au XVIIIe siècle, la maison dispose de décor à gypserie caractéristique de ce siècle et de deux chambres logées au premier étage. Les façades et les toitures, ainsi que l’escalier intérieur et les deux chambres à décor de gypseries du premier étage sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 21 septembre 1992.

On notera également le Monument aux morts de la Première Guerre mondiale (1924, inscrit au titre des monuments historiques), construit par l’architecte Patrice Bonnet, le Monument en l’honneur d’Aristide Bergès, œuvre de Carlo Sarrabezolles, ou encore le Monument à la mémoire d’Oscar Auriac (1879-1949) et Jean Auriac (1906-1941), inauguré le 25 juin 1950 par Paul Caujolle, œuvre de l’architecte Patrice Bonnet et du sculpteur Carlo Sarrabezolles.

Vu l’étroitesse de la chaîne pyrénéenne, le passage du Tour de France cycliste en Couserans et accessoirement à Saint-Girons est une habitude. La 15e étape du Tour de France 1995 au départ de la ville sera marquée par le tragique accident mortel de Fabio Casartelli dans la descente du col de Portet d’Aspet. En 2009, Saint-Girons accueille une étape du Tour de France. Le 14 juillet 2017, la treizième étape est partie de Saint-Girons via Seix, le col de Latrape, le col d’Agnes, Massat et le Mur de Peguère. L’arrivée à Foix verra la victoire de Warren Barguil. C’est une contribution importante à la fréquentation touristique élevée de mi-juillet au 20 août.

Les numéros utiles

Mairie
05 61 04 03 20

Médiathèque de Saint-Girons
05 61 66 15 47

Maison du Chemin de la Liberté
05 61 66 35 68

Cinéma Max Linder
05 61 04 03 27

École de MUsique Couserans-Pyrénées
05 61 96 08 10

Communauté de Communes Couserans-Pyrénées (Saint-Lizier)
05 61 66 71 62

Sous-Préfecture de Saint-girons
05 61 96 25 80

Préfecture de l’Ariège (Foix)
05 61 02 10 00

Conseil Général de l’Ariège (Foix)
05 61 02 09 09

Conseil Régional d’Occitanie (Toulouse)
05 61 33 50 50

Office de Tourisme Couserans Pyrénées
Bureau d’Information Touristique de Saint Girons
05 61 96 26 60