Tourrette-Levens

Les infos clés

Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Département Alpes Maritimes
Code postal 06690

Gentilé Tourrettans
Habitants 4 760 (2021)
Densité 288 hab./km2

Altitude minimum 160 m
Altitude maximum 845 m
Superficie 16,5 km2

La commune en quelques mots...

Géographie

Tourrette-Levens est située à une dizaine de kilomètres au nord de Nice. La commune est traversée du nord vers le sud par deux rivières, le Rio Sec et la Gabre, qui se rejoignent au quartier des Moulins pour former la Banquière, affluent du fleuve côtier nommé Paillon. la commune desservie par la Route Métropolitaine 19 (les routes départementales autour de Nice sont désormais gérées par la Métropole Nice Côte d’Azur).

Le village ancien, en partie ruiné, est construit sur un éperon rocheux, dominé par le château, devenu musée d’histoire naturelle. Il communique avec la vallée du Paillon par le col de Châteauneuf.

La station d’épuration intercommunale de Nice, d’une capacité de 650 000 équivalent-habitants, est située sur le territoire de Tourrette-Levens.

Au 1er janvier 2024, Tourrette-Levens est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l’Insee en 2022. Elle appartient à l’unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne.

Histoire

Le village a porté plusieurs noms au fil des siècles : Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Oppidum Turretarum, Castrum Turritae, Castrum Turritae de Chabaudorum (on retrouve le nom des seigneurs de Chabaud), Torretas et enfin Tourrette (après l’annexion de Nice en 1860). Afin de le distinguer des deux autres « Tourrette » du département des Alpes-Maritimes et éviter les confusions, le village a été nommé d’abord Tourrette-de-Nice après la création du département, puis enfin Tourrette-Levens.

Le peuplement de la commune remonte à la préhistoire, au paléolithique, époque à laquelle les hommes de Cro-Magnon occupaient les grottes du Merle et de la Baume Périgaud. La Baume Périgaud se trouve au lieu-dit de la colle de Revel. L’entrée de cette grotte qui semble avoir été exploitée durant l’époque médiévale ou moderne comme carrière de sable, forme un abri sous roche. Les fouilles du début du XXe siècle ont livré un grand nombre de poteries modelées ainsi qu’un foyer qui semblent renvoyer au Néolithique. Il semble s’agir d’un abri de berger.

Les traces d’occupations antiques sont nombreuses sur le territoire de la commune de Tourette-Levens. On a récemment identifié les restes d’une exploitation rurale quartier des Barri près de la Condamine de Tourrette-Levens. Des blocs de pierre taillés mis au jour sur le site indiquent la fabrication d’huile ou de vin. Le site le plus spectaculaire se trouve autour du Rocher de la Colle de Revel. Alors qu’il travaillait sa vigne, un habitant a notamment découvert sur le chemin de La Colle de Revel une pierre tombale et une tombe d’époque romaine. Une tradition locale non fondée veut qu’un temple romain ait existé jusqu’à la fin du VIe siècle. La légende dit qu’il fut détruit avec les restes d’une agglomération antique, elle aussi non avérée, par les Lombards.

Au XIIe siècle, un château est construit à l’ancien emplacement prétendu du temple. Il compte six tours (trois rondes et trois carrées), d’où il est possible de surveiller tous les alentours en contrebas. Au début du siècle le domaine de Tourrette est transmis à la famille de Châteauneuf par le mariage de Poncie de Nice-Orange avec Guillaume-Talon de Châteauneuf. Quelques décennies plus tard leur descendant Geoffroi de Châteauneuf s’éteint sans postérité et Raymond de Chabaud, son beau-frère, obtient son fief en 1175 ; le fief de Tourette-Levens restera dans sa famille jusqu’en 1684. C’est aussi au XIIe siècle qu’est construite la partie la plus ancienne du village actuel, et en particulier la chapelle des Pénitents blancs, qui a la caractéristique de posséder l’un des deux clochers triangulaires du comté de Nice.

Durant cinq siècles, la famille de Chabaud tiendra donc les rênes de la communauté de Tourrette-Levens, en essayant de préserver le fief contre le morcellement entre héritiers ; une des stratégies sera d’envoyer les cadets dans les ordres, un évêque de Nice, Bernard II de Tourrette, est aussi un Chabaud et occupe le siège épiscopal niçois de 1291 à 1304.

En 1671, la seigneurie de Tourrette est élevée au rang de comté par le duc Charles-Emmanuel II de Savoie. Mais peu après, en 1684, Honoré IV de Chabaud, meurt sans héritier direct. La famille de Chabaud n’est pas éteinte pour autant, et se perpétue jusqu’à nos jours, sous le patronyme « de Chabot, comtes de Souville », homonyme sans rapport avec la maison de Chabot originaire du Poitou.

Le fief est transmis à la nièce d’Honoré IV de Chabaud, Marie-Anne Peyrani, qui s’allie par mariage à la famille Canubio, de Cuneo. Tourrette devient une possession des Canubio, qui la perdent cependant à la Révolution française — ce qui n’empêche pas les Canubio à continuer de porter le titre de « comtes de Tourrette » en Italie (où ils vivent). En 1829, les héritiers Canubio vendent le château à un notaire de Tourrette ; la commune le rachète en 1992 et y ouvre un musée d’entomologie l’année suivante.

Patrimoine

L’église Sainte-Rosalie ou église Notre-Dame-de-l’Assomption est une église de style baroque du XIIe siècle (la plus ancienne de la région) consacrée à sainte Rosalie (sainte patronne protectrice du village). En 1048, Rostaing d’Apt, seigneur de Tourrette donne une grande partie de ses possessions au castrum et les églises à l’abbaye de Lérins. Il existait au XIe siècle une église à l’intérieur du castrum, probablement à l’emplacement de l’ancienne chapelle des Pénitents et une autre, peut-être à l’emplacement actuel. L’abbaye Saint-Pons de Nice possédait une église au quartier du Colombier.

Au XIIe siècle, l’église est reconstruite au pied du vieux village avec une nef et une abside voûtée en cul-de-four en retrait par rapport aux murs de la nef. L’église est d’abord placée sous le vocable de saint Sauveur ou de la transfiguration de Notre Seigneur. Par la suite, on lui a associé la dédicace à la Vierge. L’église a eu alors deux titulatures, saint Sauveur et Sainte Vierge comme le montrent les actes à partir de 1656. En 1661, l’induit pontifical donne à l’église le nom de Sainte-Marie-de-l’Assomption qu’elle a conservé. En 1631 après une terrible épidémie de peste qui décime la région, la paroisse de Tourrette se met sous la protection de sainte Rosalie de Palerme. On retrouve la mention de l’autel de Sainte-Rosalie dans des actes à partir de 1658.

Au XVIIIe siècle, l’église est agrandie. En 1722, on ajoute la nef nord en ouvrant de grandes arcades entre de gros piliers. En 1792, le curé Doneudi fait édifier suivant le même principe la nef sud et fait surélever la nef centrale. Les dates de 1722 et 1792 peuvent se lire sur le portail central et la porte latérale. Le chœur est aménagé. La décoration est inspirée du baroque italien, construites par les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1866, la nef est prolongée du côté du maître autel qui est reculé. L’abside est réaménagée. On construit la sacristie. Le nouvel autel est consacré par évêque de Nice, Pierre Sola, le 20 juin 1869. La construction de l’aménagement de l’église est terminée le 29 juin 1872. En 1866, la cloche de 322 kg « Anne Marie Rose » est fondue par Jacob Holtzer, et installée dans le clocher de « l’église Sainte-Anne Faubourg de Bône » en Algérie française. En 1962, l’église étant transformée en mosquée, Tourrette-Levens se porte volontaire pour rapatrier la cloche et l’installer dans son église en 1974. L’église a été restaurée à partir de 1999. Les travaux de la seconde restauration ont été inaugurés en 2004. L’église a été inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 15 septembre 1937.

Le château a été construit au XIIe siècle, par Raymond Chabaud dont la famille a détenu le fief jusqu’en l’an 1684. Le château est, à l’époque, l’un des plus beaux de la région avec ses six tours, trois rondes et trois carrées. Il ne subsiste de cette époque qu’une seule tour. Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 septembre 1937.

Les numéros utiles

Mairie
04 93 91 00 16

Bibliothèque Municipale
04 93 79 42 77

Château-Musée
04 93 91 03 20

Musée des Métiers Traditionnels
04 97 20 54 60

Musée de Préhistoire
04 97 20 54 60

Ecole de Musique
04 93 83 60 40

Métropole Nice Côte d’Azur (Nice)
04 89 98 10 00

Préfecture des Alpes Maritimes (Nice)
04 93 72 22 71

Conseil Général des Alpes Maritimes (Nice)
04 97 18 60 00

Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Marseille)
04 91 57 50 57

Office de Tourisme de la Métropole Nice Côte d’Azur (Nice)
04 92 14 46 14